Vivre après un cancer du sein : retrouver équilibre et confiance

Après le cancer, un nouveau chemin

La fin des traitements marque souvent une étape à la fois attendue et déroutante. Entre soulagement d’en avoir terminé et appréhension face à l’avenir, cette période ouvre une phase nouvelle : celle de la reconstruction.


Vivre après un cancer du sein, c’est apprendre à se réapproprier son corps, à redéfinir ses priorités et à retrouver confiance en soi. Dans cette transition, l’accompagnement reste essentiel, qu’il soit médical, psychologique ou associatif.

Le suivi médical : rester actrice de sa santé

Après un cancer du sein, le suivi médical est un pilier de la prise en charge. Il permet de détecter d’éventuelles récidives, de surveiller les effets secondaires des traitements et de préserver la santé globale.


Le médecin traitant, en lien avec l’oncologue, établit un calendrier de surveillance personnalisé : des consultations régulières durant les cinq premières années, puis un suivi annuel. Des examens d’imagerie, comme la mammographie ou l’échographie, viennent compléter cette vigilance.

Les femmes porteuses d’implants mammaires bénéficient également d’un suivi spécifique pour vérifier leur bon état et prévenir les complications.

S’informer sur ses traitements, poser des questions et comprendre les résultats, c’est aussi une manière de redevenir pleinement actrice de sa santé. L’éducation thérapeutique joue ici un rôle clé : elle aide à mieux vivre avec l’après-cancer et à prendre des décisions éclairées. Pour en savoir plus, voir l’article dédié sur le site de l’INCA.

Prendre soin de soi au quotidien

Les mois qui suivent la fin des traitements sont propices à un rééquilibrage de l’hygiène de vie. Une alimentation variée et équilibrée, riche en fruits, légumes et fibres, contribue à la vitalité et au maintien d’un poids de forme. La modération de la consommation d’alcool et l’arrêt du tabac sont deux leviers puissants pour préserver la santé à long terme. Pour en savoir plus sur les recommandations sur l’alimentation, voir l’article dédié sur le site du PNNS*.

*Lancé en 2001, le Programme national nutrition santé (PNNS) a pour objectif général l’amélioration de l’état de santé de l’ensemble de la population en agissant sur l’un de ses déterminants majeurs : la nutrition (comprenant l’alimentation, l’activité physique et la sédentarité).

L’activité physique, même douce, améliore significativement la récupération : elle diminue la fatigue, renforce la mobilité et agit positivement sur le moral. Marche, yoga, natation ou danse : l’essentiel est de bouger selon ses capacités, avec plaisir et régularité. Pour en savoir plus, voir notre article sur l’activité physique adaptée.

Le sommeil et la gestion du stress jouent également un rôle central. Apprendre à s’écouter, à se reposer, à pratiquer des techniques de relaxation (sophrologie, méditation, automassage, respiration) favorise la stabilité émotionnelle. Pour en savoir plus, voir notre article sur la cohérence cardiaque.

Pour les jeunes femmes, certaines questions spécifiques (fertilité, contraception, projet de maternité) nécessitent un accompagnement attentif et individualisé par le médecin. Pour en savoir plus, voir notre article sur le cancer du sein chez les jeunes femmes

Se reconstruire psychologiquement et socialement

Au-delà du corps, c’est tout un rapport à soi qu’il faut parfois réinventer. Les cicatrices, la perte de cheveux ou les changements hormonaux peuvent altérer l’image de soi. Ce chemin de réappropriation demande du temps, de la bienveillance envers soi-même et, souvent, un soutien professionnel. Pour en savoir plus, voir nos articles sur les perruques/bandeaux et sur le guide des accessoires capillaires.

Les troubles émotionnels ou les effets secondaires à long terme (douleurs, ménopause précoce, troubles sexuels) ne sont pas une fatalité : des solutions existent, du suivi psychologique à la kinésithérapie spécialisée.

La reprise du travail constitue une autre étape majeure. Elle peut raviver certaines appréhensions, mais c’est aussi un signe fort de retour à la vie sociale. L’adaptation du poste, l’écoute de l’employeur et la reconnaissance des droits sont autant de leviers pour un retour en douceur. Pour en savoir plus, voir notre article sur l’adaptation du quotidien professionnel après un cancer du sein.

Enfin, le rôle des associations est fondamental. Elles permettent de rompre l’isolement, de partager des expériences, de participer à des ateliers bien-être ou de retrouver confiance par le collectif. 

Se projeter et retrouver confiance

Apprendre à vivre avec un corps transformé et une expérience marquante suppose de rester à l’écoute de soi. Repérer tout changement inhabituel, ne pas hésiter à consulter, conserver un dialogue ouvert avec les professionnels de santé : autant de gestes simples pour prévenir et rassurer.

Mais vivre après un cancer du sein, c’est aussi se tourner vers l’avenir. Beaucoup de femmes redécouvrent de nouvelles envies, s’engagent dans des projets personnels, professionnels ou associatifs. Cette énergie retrouvée témoigne d’une formidable capacité de résilience.

Chaque parcours est unique, mais toutes partagent la même force : celle d’avoir traversé l’épreuve et d’en ressortir plus consciente, plus confiante, plus vivante. 

À (re)découvrir, les témoignages de Chrystèle et de Catherine sur le sujet.

Avancer, ensemble

Se reconstruire après un cancer du sein n’est pas un retour en arrière, mais un mouvement vers soi.
Notre association, Amazones Re-Belles, est là pour accompagner chaque femme dans cette période charnière. Nous aidons les femmes touchées par le cancer du sein à se reconstruire et à oser vivre mieux qu’avant au travers de séances de coaching individuel et/ou collectif en visio-conférence et/ou en présentiel, mais également grâce à des ateliers thématiques et des évènements surprise. 

Parce qu’après le cancer, la vie continue autrement, mais pleinement.
Ensemble, faisons de cette étape une renaissance.

Rédactrice : Cécile GUELLE BATELLIYE