Comprendre les Causes et les Prédispositions du Cancer du Sein

Quand le diagnostic est là, rares sont celles qui ne se sont pas posé la question du «Cancer, Pourquoi Moi ?».
Cette question est naturelle et importante, car elle nous pousse à chercher des réponses et à mieux comprendre notre situation.

Ainsi, Jeanine, patiente et sœur de combat, nous écrit…

« Jamais je n’aurais imaginé être confrontée à un cancer du sein. J’ai toujours pris soin de ma santé : je ne fume pas, je ne bois que très rarement, je cuisine des aliments frais et je fais du sport régulièrement.
Quand le diagnostic est tombé, ce fut un choc immense, un véritable séisme intérieur. J’ai eu l’impression que tout s’écroulait, et une seule pensée me traversait l’esprit : Pourquoi Moi ? »

Chrystèle, cofondatrice des Amazones Re-Belles, lui répond…

Jeanine, chercher un sens face à la douleur est une réaction profondément humaine.
L’origine de ce cancer restera peut-être floue, et c’est difficile à accepter. Mais un autre chemin se dessine : celui de la guérison. Un chemin où la peur et la peine peuvent exister… sans étouffer l’espoir.

Comprendre les causes et les prédispositions du cancer du sein

En tant que médecin ayant personnellement traversé cette épreuve, je sais à quel point évaluer avec précision l’influence des divers facteurs de risque s’avère ardue.

Nous avons tendance à nous focaliser sur les aspects que nous pouvons contrôler, tels que l’alimentation, la consommation d’alcool, le tabac et le poids.

Toutefois, les principaux facteurs de risque du cancer du sein sont multiples, mêlant des causes non modifiables (comme l’âge ou la génétique) et des facteurs liés au mode de vie. En voici un résumé :

◆ Facteurs non modifiables

  1. Âge : le risque augmente avec l’âge, surtout après 50 ans.
  2. Antécédents familiaux : avoir des proches (mère, sœur, fille) atteintes du cancer du sein.
  3. Prédispositions génétiques : mutations des gènes BRCA1, BRCA2, etc.
  4. Antécédents personnels : avoir déjà eu un cancer du sein ou certaines lésions précancéreuses.
  5. Facteurs hormonaux naturels :
    • Première menstruation précoce (avant 12 ans).
    • Ménopause tardive (après 55 ans).
    • Absence de grossesse ou première grossesse tardive (après 30 ans).

◆ Facteurs liés au mode de vie (modifiables)

  • Consommation d’alcool : même modérée, elle augmente le risque.
  • Surpoids et obésité (surtout après la ménopause).
  • Sédentarité : manque d’activité physique régulière.
  • Le tabagisme : surtout s’il débute tôt.
  • Alimentation déséquilibrée : riche en graisses saturées, pauvres en fibres et végétales.
  • Exposition prolongée aux hormones (traitements hormonaux substitutifs après la ménopause, contraceptifs hormonaux sur le long terme).

◆ Autres facteurs possibles (moins bien établis)

  • Exposition aux perturbateurs endocriniens (pesticides, plastiques, etc.).
  • Stress chronique : son rôle est débattu, mais il peut indirectement influencer le système immunitaire ou le mode de vie.
  • Radiothérapie thoracique à un jeune âge (traitement antérieur d’un autre cancer, par exemple).

Chère Jeanine, vous l’aurez compris, il est important de maintenir un mode de vie sain et de pratiquer une activité physique régulière pour aider votre corps et votre esprit à mieux supporter les traitements et leurs effets secondaires. Les balades en forêt seront particulièrement bénéfiques pour atteindre cet objectif.

Changer de perspective : pour quoi faire ?

Dans son dernier ouvrage « Consolations : celles que l’on reçoit et celles que l’on donne », Christophe André, psychiatre et psychothérapeute, qui a personnellement affronté un cancer, suggère d’aborder cette épreuve sous un angle nouveau en s’interrogeant sur :

  • Quel sens cette épreuve donnera-t-elle à ma vie ?
  • Quels enseignements pourrai-je en tirer ?
  • Que pourrai-je accomplir grâce à cette maladie ?
  • Est-ce que j’apprécie différemment mon quotidien aujourd’hui ?

Pour l’auteur, « la consolation est un processus de réparation, mais tourné vers la personne et non vers la situation qui la fait souffrir ».

La force au-delà du « Pourquoi moi ? »

Chère Jeanine, tout comme nos autres sœurs combattantes, vous constaterez que la question « Pourquoi moi ? » évoluera lentement en « Comment vais-je utiliser cette épreuve comme un tremplin pour la suite ? »

Le cancer du sein ne détermine pas qui nous sommes. Il met en évidence notre force insoupçonnée. Chaque jour de ce combat est une victoire. Chaque larme essuyée est un acte de courage. Chaque sourire retrouvé est une renaissance.

Chère Jeanine, connaissez-vous notre association Amazones Re-Belles ?Elle rassemble des femmes qui, après un cancer du sein, choisissent de transformer l’épreuve en force. Dans cet espace solidaire et bienveillant, chaque femme peut déposer ses fragilités, se reconstruire, reprendre confiance en elle et réinvestir pleinement sa vie de femme.

Aux côtés de cette dynamique collective, notre équipe (coaches, psychologues, et autres thérapeutes) apporte un accompagnement précieux, par une écoute active et des outils concrets, elle aide à clarifier les envies, dépasser les blocages, et se projeter dans un avenir aligné avec ses valeurs.

Ensemble, nous traçons un chemin de résilience, de liberté et de puissance retrouvées.

Pour vous aider davantage et vous guider, je vous suggère de consulter notre site Web, qui offre une vaste sélection d’articles informatifs et stimulants, pour répondre à vos interrogations. Et si vous en ressentez le besoin, vous pouvez nous contacter sur notre site, dans l’onglet « Nous contacter ».

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